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23/10/2018 12:01
Vivre ou réussir, telle est la question ?
 
 
Réussir, voilà bien un mot qui traverse  le temps et dont l’énergie reste mystérieuse ! Encore au troisième millénaire, nous cherchons à connaître le secret de la réussite. Mais qu’en est-il vraiment ?
 
Si on reprend l’étymologie du mot, on peut le résumer par l’action d’un aboutissement positif, arriver à une fin heureuse, obtenir un résultat satisfaisant… Dans ce cas, ne serions-nous pas tous en quête de réussite ? Cela fait-il partie de cette éternelle recherche du bonheur ou d’un accomplissement de soi ?
 
Depuis notre naissance, la réussite est dans l’air… Nous devons réussir à attraper le doigt de mamy, réussir à boire tout notre biberon, réussir à prononcer certains mots, à nous lever, puis à marcher, … La réussite s’étend partout. Réussir à l’école, dans les activités du mercredi après-midi, réussir à aller encore plus vite, à faire encore mieux et même, aussi bien que son voisin.
 
Alors, imaginons un instant un bébé fraichement débarqué, n’ayant qu’un seul objectif, celui de réussir… Mais réussir quoi ? Lui-même ne le sait pas encore, mais pas d’inquiétude, la famille est là pour lui expliquer !
Réussir à correspondre aux innombrables attentes des adultes. Parce que c’est pour ton bien diront-ils. Avec le sourire ou sous la menace, comment ne pas les croire ? De plus, eux ils savent !
 
On doit rendre nos parents fiers, ne pas faire honte, avoir l’air d’un enfant modèle. En gros, éviter d’être soi-même. C’est le moment de développer une façade. Et plus le rôle que nous jouons est grand, plus cela signifie combien nous sommes déconnectés de nous.
Ce qui n’empêche en rien l’amour d’être présent durant l’éducation, même avec maladresse. Après tout, beaucoup de parents veulent ce qu’il y a de mieux pour leur bambin.
 
Dans un tel contexte, il ne faut pas beaucoup de temps à un enfant pour qu’il reproduise ces comportements. Il doit réussir à remettre la robe de sa Barbie, à enlever le chapeau du Playmobil, tout cela en étant polis même s’il ne comprend pas encore l’intention qui se cache derrière les codes de politesse. L’attente est partout et la frustration est juste derrière en cas de difficulté.
 
Nous devons faire ce que l’on nous dit. Plus tard, nous devons faire comme les autres, nous devons y arriver et même nous dépasser, puis dépasser les autres. Et plus le sentiment d’échec est grand, plus nous allons vouloir nous démarquer. Avoir le plus, être le plus, simplement parce que nous ne croyons pas être assez.
Bien sûr que si nous venions au monde, conscients d’être déjà une réussite, nous ne compenserions pas toute notre vie de toutes les façons possibles pour être ce que nous sommes déjà ! Adieu le stress, le contrôle et les exigences qui empoisonnent nos vies.
 
L’autre jour, je m’entrainais à la salle de sport. J’étais couché sur un banc, occupé à soulever une barre avec des poids de chaque côté. Et soudainement, je m’entends me dire… « Il faut que j’y arrive ».
L’instant d’après, me vient cette réflexion que je partage avec vous : Arriver où ? Ne suis-je pas déjà là ? Pourquoi toujours chercher à atteindre un objectif ou une destination ? Dans ce cas ci, à porter encore plus lourd. Ne suis-je pas encore en train de chercher à m’éloigner … de moi-même ? De l’instant présent ? Suis-je à l’écoute de mon corps ?
Bref, je n’étais même pas connecté à mes sensations physiques ! Mais comme s’il était naturel que je cherche à me dépasser sans cesse, encore plus lorsque je fais du sport. Comme s’il fallait avoir un but, comme s’il fallait dépasser quelque chose alors qu’il est techniquement impossible de se dépasser au sens propre comme au figuré…
 
Aurais-je du chercher à m’améliorer, à progresser peut-être ?
Et c’est à ce moment que c’est devenu encore plus clair dans mon esprit. Tant que j’affirme vouloir atteindre quelque chose, je suis occupé au même moment à affirmer que je ne suis pas bien là où je suis, ici et maintenant ! Et si je crois que la réussite est à l’extérieur de moi, dans des projets, des objectifs, alors quelle image ai-je vraiment de ce qui est à l’intérieur de moi-même ?
Je réalise alors que la réussite, comme tout le reste, est une expression de dualité ! Dés que nous affirmons une chose, nous sommes occupés au même moment à affirmer son contraire. Si nous pensions être une réussite, est-ce que nous la chercherions encore ?
 
En vérité, si je pousse 80 kilos à la barre, pourquoi chercher à pousser 90 kilos la prochaine fois ? Finalement, si je ressens de bonnes sensations dans mon corps lorsque je soulève 80 kilos, cela ne devrait-il pas me suffire ?
 
Comme une illusion, réussir nous permet de fuir la honte, d’éprouver de la fierté, de se sentir à la hauteur de nos attentes parce que l’on se vit comme étant en dessous de ce que l’on attend de soi? Est-ce que chercher la réussite n’est pas encore une façon d’affirmer que nous sommes en échec, que nous ne correspondons pas à nos attentes ou à celles que nous croyons que les autres ont sur nous ?
 
Et si réussir peut nous rendre fiers, c’est que là tout de suite, nous ne devons pas l’être. Si réussir était une façon de prouver aux autres ou à nous-mêmes notre valeur, notre importance, notre existence, … ? C’est que l’on ne croit toujours pas en soi, sinon nous n’aurions rien à prouver.
 
Est-ce l’héritage d’une vision capitaliste, une quête d’accumulation de biens matériels, de connaissances, de sensations… Comme si avoir plus, nous permettait d’être plus. Ainsi, nous devenons dépendants de cette quête. Comme si notre valeur par exemple était proportionnelle à notre réussite. Il nous faut un bon diplôme, une belle situation, une jolie voiture, et un style vestimentaire qui va avec la coque de son iphone dernier cri.
Combien ne se sont pas fourvoyés s’illusionnant d’une quelconque réussite ?
 
Alors, de quoi dépend cette réussite ? Il faut que l’on fasse quoi ? Qu’on gagne combien ? A quel moment pouvons-nous être satisfaits puisque chercher à réussir c’est affirmer que nous sommes en échec ? Impossible dés lors d’être satisfait, si on se vit comme étant en échec ou n’étant pas une réussite.
 
Et si finalement, derrière la réussite, il n’y avait qu’une énergie de peur ?
Pourtant, on s’inspire souvent de ceux qui réussissent… peut-être parce que l’on partage la même peur qu’eux ?
 
En conclusion, j’ai le sentiment que chercher à réussir aux yeux des autres ou à nos propres yeux, est une façon de chercher à justifier notre existence. Alors que nous existons déjà ! Si nous arrêtions de chercher avec un sous-entendu qui est que si je cherche c’est que je n’ai pas encore trouvé, si nous ne cherchions plus à réussir, nous serions directement dans le ressenti, dans l’instant présent, dans le déjà abouti.
 
Tout cela ne veut pas dire qu’il n’est pas sain d’avoir le goût du beau, d’aimer faire du sport, et d’avoir des projets, mais l’expérience serait totalement différente si l’intention que nous mettons derrière, se transformait peu à peu en amour de soi et non plus en peur d’une non-existence.
 
Plus nous nous accepterons, plus nous pourrons nous reconnaitre tel que nous sommes. Ainsi, nous deviendrons capables de voir que nous sommes déjà tout ce que nous cherchons. Nous réaliserons, qu’il n’y a plus à courir après quoi que ce soit, mais à profiter dans l’instant présent. Le simple fait d’arrêter de compenser, nous plongera dans notre ressenti.
 
Sans attente, sans espoir, sans jugement, sans souffrance pour nous détourner de nous-mêmes, rien que des expériences … rien que la vie !
 

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